Ces innovations qui ont changé la vie des skieurs.

Le ski, c’est une vieille histoire. Le fait de marcher et de glisser avec des équipements de type « planches aux pieds » remonterait à plus de 5000 ans ! Le ski comme sport et loisirs, est plus récent. A la fin du 19ème siècle, la pratique de compétition et de loisirs se développe en Norvège, dans toute la Scandinavie, puis en Europe. En France, Henri Duhamel expérimente une paire de skis à Chamrousse (Isère) en 1878. Les associations permettent au ski de se développer rapidement et le premier concours de ski français à lieu en 1907 à Montgenèvre (Hautes-Alpes).

Depuis, l’histoire du ski s’écrit très vite et chaque saison apporte son lot d’innovations. La vie des skieurs dévalant des pistes toujours plus ludiques, sur du matériel toujours plus performant, n’a plus rien à voir avec le ski de nos grands-parents.

Comme il fallait faire un choix, nous avons choisi 5 innovations qui ont changé la vie des skieurs.

1. La remontée mécanique

Si tant est que l’on raisonne en termes de ski alpin, de ski « de piste », l’idée de transporter mécaniquement les skieurs à contre-pente sur un terrain enneigé a littéralement changé la donne. Là encore, une remontée mécanique comme véhicule, ce n’est pas une création récente : des estampes japonaises datant de 1200 montrent déjà des paniers téléportés ! Mais ils ne transportaient pas de skieurs !

Les travaux pour la construction du premier téléphérique de France débutent en 1909 sur les pentes de l’Aiguille du Midi. Il sera ouvert pour les Jeux Olympiques d’hiver de 1924. La première remontée mécanique conçue spécialement pour le ski ouvre à Megève (Haute-Savoie) en 1933.

Aujourd’hui, la France détient le plus grand nombre de remontées mécaniques au monde, avec un parc de 3391 appareils. Les remontées mécaniques vieillissantes sont remplacées par des appareils au top de la technologie, avec de moins en moins de pylônes, de plus en plus de confort et de rapidité.

Les télésièges débrayables, dont le système d’attache des sièges permet de ralentir à l’embarquement et au débarquement, sont plus rapides que les télésièges à pinces fixes. Pour moins d’exposition au froid, les domaines skiables investissent également dans des sièges couverts d’une bulle ou dans des télécabines. Si un télésiège à pince fixe peut transporter 2400 personnes par heures, un télésiège débrayable en transportera 3200 et une télécabine jusqu’à 3750 ! De moins en moins d’attente donc, ce qui permet à la pratique du ski d’évoluer et de se moderniser.

2. Le damage

De nos jours, la qualité du damage passe inaperçue tant nous sommes habitués à skier sur des pentes parfaitement entretenues, souvent la nuit quand nous dormons.

Pour que le ski devienne un loisir accessible et se développe, la neige doit être bien lisse. Au départ les skieurs plus expérimentés lissaient la neige en skiant ensemble les uns derrière les autres de façon perpendiculaire pour gommer les aspérités.
On a ensuite utilisés de gros rouleaux, tractés par deux ou trois personnes, puis par un appareil motorisé : la dameuse était née ! Nous sommes à la fin des années 50.

L’évolution de la technologie du damage est ensuite très rapide, avec des engins de plus en plus performants et précis, l’apparition du damage au treuil et la professionnalisation du métier de dameur.

Plus proche de nous les dameuses spéciales pour les snowparks par exemple permettent des prouesses et des GPS équipent les engins pour optimiser les performances du damage.

3. L’Ecole du Ski Français

Voici plus de 70 ans que l’Ecole du ski français a été créée ! C’était le 13 novembre 1945 à Aix-les-Bains, après la Deuxième Guerre Mondiale. A l’époque, on skiait déjà et lorsque la guerre éclate en 1939, la France compte cinquante moniteurs de ski diplômés. Quelques-uns continuent de se former et après la guerre, ils sont 166, tandis qu’on dénombre 41 écoles de ski.

Pour organiser et structurer la profession, Gaston Cathiard propose de créer le Syndicat national des moniteurs du ski français. Le Syndicat basé à Grenoble, a pour but de regrouper les moniteurs, de structurer les Ecoles du ski français de manière corporative, d’organiser et de défendre la profession. Les moniteurs deviennent rapidement des acteurs de premier plan dans les stations.

Le métier séduit les jeunes gens encore aujourd’hui – pas seulement les montagnards – qui rêvent de porter le pull rouge emblématique. Les 17 000 moniteurs de l’Ecole du ski français continuent à transmettre leur passion et à initier et perfectionner leurs élèves, du Club Piou Piou aux cours compétition.

4. La neige de culture

La qualité et la quantité de neige ont toujours préoccupé les professionnels des domaines skiables, et plus globalement des stations.

Afin de consolider le manteau neigeux, le premier enneigeur est installé au Champ du Feu (Bas-Rhin / massif des Vosges) en 1963 à titre expérimental. Il enneige une piste de 550m. En 1973, Flaine (Haute-Savoie) est la première station européenne à équiper davantage son domaine skiable.

Les enneigeurs et toute la technologie de pointe qui permet leur fonctionnement est l’un des premiers postes d’investissement des domaines skiables en France. Dans chaque station, vous trouverez donc au moins une retenue collinaire, une usine à neige et des enneigeurs. Ces derniers recouvrent 32% des pistes françaises.

La neige de culture est souvent produite la nuit en avant saison (dès novembre) afin d’assurer une sous-couche durable pour les pistes les plus exposées. Elle est produite par temps froid et donne son meilleur résultat quand elle est produite par temps humide (idéalement quand il neige) !

Chaque année, les innovations dans ce domaine permettent d’améliorer les process de fabrication. Il existe trois types d’enneigeurs : les monofluides (« ventilateurs »), les bifluides (« perches ») et les « tout-temps » que l’on voit souvent lors d’événements de glisse urbains par exemple (Saint-Germain des neiges).

On peut désormais visiter les « usines à neige » dans de nombreuses stations et rencontrer les snowmarkers, les Offices de Tourisme pourront vous renseigner.

Voir notre article sur les coulisses des stations
Voir notre dossier spécial 2015-2016 sur les coulisses des stations

5. Le digital sur les pistes

Plus proche de nous, au 21ème siècle, c’est le digital qui change la vie des skieurs !  Les clientèles des stations veulent rester connectés tout le temps et partout et les stations investissent de plus en plus dans les nouvelles technologies. Le wifi se généralise dans la station mais aussi sur les pistes de ski, et les applications sont de plus en plus précises, enrichies et personnalisées.

La plupart des stations de ski possèdent leur application mobile proposant de nombreux services embarqués : météo, webcam, plan des pistes  … un peu comme si l’Office du Tourisme était dans votre poche 24h/24 ..
De  nouvelles applications révolutionnent l'usage du mobile en station avec des services sur mesure et évolutifs en fonction de ses envies, de sa géolocalisation et de ses comportements off et on line : où skier au soleil aujourd’hui ? Quel parcours pour mon niveau ? Quelles activités après ski à proximité ?

Les parcours clients sont aussi modernisés avec le développement de la vente en ligne des forfaits à l’avance, vente sur tablette et smartphone sur place, modernisation des points de vente avec notamment des écrans tactiles et des bornes pour l’achat.

Nos dossiers spéciaux :

http://presse.france-montagnes.com/tendance-numerique
http://presse.france-montagnes.com/idees-de-reportages-la-glisse-connectee

Et demain ?

Le salon ISPO 2017 vient de se terminer à Munich. Le  plus grand salon européen du marché des articles de sport est très attendu par les professionnels de la glisse du monde entier, avec ses 2700 exposants. Les skis, snowboards et équipements neige sont un pôle incontournable de l’événement.

Cette année, quelques tendances ont donné le la

  • Pour les vêtements : la mode montagne descend à la ville avec le développement des collections urbaines outdoor, le textile est de plus en plus intelligent
  • Pour le matériel : le digital s’installe au cœur même des skis avec la présentation par Rossignol d’un prototype de ski connecté qui permet d'obtenir de nombreuses données en temps réel sur sa performance : vitesse, dénivelé, distance, mais aussi la pression exercée lors d'un virage, l'angulation des skis…. Un capteur peut aussi être installé sur la chaussure.

(Sources : Wikipedia, Montagnes Leaders, Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, Skipass, le Dauphiné Libéré)